Il y a de cela déjà 6 ans, j’ai choisi d’orienter mes études dans la voie scientifique. Pour une raison simple : j’aime comprendre le monde qui m’entoure.

J’ai béni mon prof d’atomistique le jour où il m’a expliqué pourquoi le ciel était bleu… (à cause des quanta d’énergie de l’azote). J’ai sauté de joie le jour où j’ai compris pourquoi un micro situé trop près des enceintes générait un effet Larsen (pour une histoire de périodicité spatiale des ondes acoustiques). J’était aux anges le jour où j’ai su calculer la période d’oscillation d’un pendule seulement à partir de sa masse et de sa longueur.

Mais, ce qui m’a toujours rebuté, dans mes études (et ce n’est pas fini), c’étaient les maths. Trop éloignées de mon quotidien, de la réalité et donc de mes préoccupations… jusqu’à ce je les utilise dans des calculs physiques.

En fait, si les exercices de mathématiques du lycée avaient été des problèmes de physique, j’aurais gagné beaucoup de temps dans ma compréhension des outils mathématiques. Mais non. J’ai dû attendre le supérieur pour commencer à saisir l’intérêt d’une intégrale ou d’un polynôme. Avant, c’était simplement de la masturbation intellectuelle.

Et puis, un beau jour de prépa, pendant le premier cours de maths, le 3 ou le 4 septembre 2009, on m’a parachuté un formulaire de trigonométrie : 2 pages de formules connues ni d’Ève ni d’Adam à savoir par coeur pour la semaine suivante.

Et mange !

Et bien non. Non, je refuse d’appliquer des formules que je ne connais pas, que je ne comprends pas, dont je ne vois même pas l’intérêt. Pour cela, il y a des ordinateurs : ils peuvent retenir plus que je ne serai jamais capable de mémoriser, ils calculent plus vite en faisant moins d’erreurs, et ils ne se posent pas de questions. Moi, j’ai la prétention d’être un peu plus qu’une machine à calculer vite et bien : j’essaie d’apporter ma plus value personnelle à ce que je fais, que ce soient des idées, des critiques, des améliorations… Et ça n’est pas possible si l’on n’a pas compris ce qu’on manipule.

Après 3 ans de physique et de sciences de l’ingénieur post-bac, la trigonométrie, j’ai fini par comprendre à quoi elle servait. Et après avoir effectué toutes les démonstrations des formules usuelles, je peux aussi dire que j’ai compris d’où elle sortait.

Alors j’en ai fait un livre.

Un livre pour que celles et ceux qui se posent les mêmes questions que moi, qui souhaitent faire plus qu’appliquer leurs formules fièrement apprises par coeur, comprennent enfin ce qu’ils font, et soient en mesure de retrouver tout seuls les formules qu’ils auraient oubliées.

Un livre qui m’aurait fait gagner 4 ans si je l’avais eu entre les mains, il y a 5 ans. Un livre qui m’aurait permis de savoir où j’allais à la place de naviguer à vue sur l’océan du formalisme et de l’abstraction.

Parce qu’au fond, la trigo, ce n’est pas bien compliqué. Et comme ça sert vraiment tout les jours, il faut absolument comprendre ce qu’on fait.

On y va ?

Accéder au Cours de Trigonométrie